Les chutes d'Iguazú font partie des plus spectaculaires merveilles naturelles de l’Amérique du Sud. Partagées entre l’Argentine et le Brésil (le Paraguay n’étant pas loin), ces trombes d’eau se déversent par dessus des falaises couvertes de jungle, le tout dans un fracas assourdissant, vertigineux et très humide.
Les chutes, situées à 80% en Argentine et à 20% au Brésil, sont constituées de 275 cascades distinctes, font 2,7 kilomètres de long, et déversent six millions de litres d’eau par seconde. C’est sans doute pour cela qu’en langue indienne locale, le mot Iguazú signifie "grande eau" ; un euphémisme.
Au cœur des chutes se situe la "gorge du Diable", faisant 80 mètres de haut ; du haut de celle-ci, l’eau tombe dans un apparent abîme sans fond, duquel n’émerge que le rugissement féroce de l’eau qui tonne en contrebas.
Bien qu’elles aient été découvertes vers 1540 par le conquistador espagnol Álvar Núñez Cabeza de Vaca, les chutes sont restées assez peu connues ensuite. Leur inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO date de 1984.
La jungle émeraude trouvée en toile de fond des chutes (répartie entre le parc national d’Iguazú en Argentine et le parc national de l’Iguaçu au Brésil) abrite une multitude d’espèces animales et florales, parmi lesquelles on compte des orchidées, des iguanes, des fourmiliers, des jaguars, des coatis, des papillons, de nombreuses espèces d’oiseaux (telles que les toucans ou les perroquets) et de nombreuses espèces de singes (dont le fameux singe hurleur, qui s’entend à plus de 4 km). Elle peut s’explorer en 4x4 ou en bateau (attention aux caïmans dans le second cas !).
La zone d’Iguazú constitue certainement l’un des spectacles de vie sauvage les plus captivants du monde.